Trabendo

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Persona Grata & Le Trabendo présentent :

Black Marble (Chris Stewart) a émergé de la scène « cold wave » new-yorkaise au début des années 2010, publiant son premier album, *A Different Arrangement*, en octobre 2012. Signé par le label Hardly Art — une filiale de Sub Pop — après la mise en ligne d’un seul morceau, Black Marble a rapidement trouvé sa place aux côtés d’autres projets synth-pop new-yorkais, tels que Martial Cantrell, Led Er East ou Frank (Just) Frank. Il se produisait alors dans de petites salles, au cœur du Lower East Side de Manhattan, devant un public restreint mais passionné, composé de jeunes initiés. Salué par la critique, *A Different Arrangement* a connu une suite quatre ans plus tard, en 2016, avec *It’s Immaterial*. Cet album a été accueilli comme un digne successeur, conservant la formule rigoureuse, légèrement austère, mais accrocheuse, qui avait si bien fonctionné sur le premier disque. Avec *It’s Immaterial*, Stewart a exploré des territoires un peu plus mélodiques, sans pour autant perdre le charme qui avait donné au projet son élan initial. En 2019, Stewart a changé de côte — quittant New York pour Los Angeles — et de label — passant de Ghostly à Sacred Bones — à l’occasion de la sortie de son troisième album, *Bigger Than Life*. Ce changement de décor s’est traduit par une sonorité plus lumineuse, tout en préservant ce détachement caractéristique dans le traitement de ses thèmes. Comme l’a souligné *Pitchfork*, Stewart met en scène des personnages qui sont souvent des observateurs : des passagers regardant la ville depuis la fenêtre d’un bus, des camarades de classe étranges cachant des ossements sous leur lit, ou encore des introvertis solitaires en quête de salut dans la consommation. Écrit dans un contexte de mutations culturelles aux États-Unis, l’album témoigne d’une prise de conscience, chez l’artiste, de certains sentiments négatifs qui, après avoir couvé en sourdine, éclataient alors au grand jour. « J’ai choisi d’adopter une posture de devin, en écrivant à une échelle plus globale et en cherchant des fils conducteurs entre nous ; il ne me semblait pas approprié, à ce moment-là, de créer quelque chose de purement introspectif et sombre », confie-t-il. Le quatrième album (et le deuxième pour le label Sacred Bones), intitulé *Fast Idol*, est paru en 2022. Avec ce disque, Stewart franchit une nouvelle étape logique après *BTL* : il conserve des arrangements évolutifs et surprenants, tout en renouant avec une production plus sombre et atmosphérique, caractéristique de ses premières œuvres. Les mélodies se déploient avec le pétillement et le charme propres à Jacno, tandis que les phrases répétées prennent des allures de ballades nocturnes et électriques, telles qu’on pourrait en entendre au petit matin dans le San Francisco imaginé par William Gibson. Composant et interprétant lui-même l’intégralité des morceaux, Black Marble s’inscrit dans la lignée des pionniers de la première heure de la synthwave — tels que Martin Dupont ou Modern Art — qui se sont fait connaître à la fin des années 1970, à une époque où les synthétiseurs sont devenus, pour la première fois, financièrement accessibles.

07 ― avril 2027
Black Marble
concert ― Synth-pop
→ Trabendo - Salle de concert
07 ― avril 2027
Black Marble
Ouverture des portes 19:00